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30 Nov

Marche du 27 novembre : Le maire de Ouagadougou annonce des poursuites contre les auteurs du vandalisme de l’Etat civil

Publié par RADIO TAN KONNON  - Catégories :  #ACTUALITE

Le maire de la commune de Ouagadougou, Armand Pierre Béouindé
Le maire de la commune de Ouagadougou, Armand Pierre Béouindé

Le maire de la commune de Ouagadougou, Armand Pierre Béouindé a déclaré ce lundi que les auteurs du saccage du service d’Etat civil de la mairie centrale de la capitale seront punis conformément aux dispositions de la loi en vigueur.

« Les actes de destruction perpétrés au niveau de la mairie de Ouagadougou sont inacceptables et ce vandalisme vient plus nuire à nous-mêmes car ce sont les papiers d’état civil, de famille, d’identité, qui sont détruits », s’est offusqué le maire de la commune de Ouagadougou, Armand Pierre Béouindé.

« Je peux vous assurer que ces actes ne vont pas restés impunis », a-t-il annoncé par la suite.

Il s’exprimait lundi à l’occasion de la conférence de presse du conseil municipal de la commune de Ouagadougou sur les manifestations qui ont eu lieu le samedi dernier dans la ville et qui ont causé des dégâts au service de l’Etat civil de la mairie centrale.

Selon le maire central, la responsabilité de ces dégâts est imputable à tous ceux qui ont clairement déclaré soutenir cette marche, à savoir les chefs de partis politiques ainsi que les organisations qui ont appelé à marcher.

« C’est eux qui vont payer les casses parce qu’ils ont appelé les gens à sortir sans prendre de dispositions pour qu’ils le fassent de façon ordonnée et disciplinée », a-t-il martelé.

Il a affirmé que plusieurs des manifestants ont été identifiés surtout ceux qui ont participé au saccage de l’Etat civil.

« Ils ont été clairement filmés. Leurs visages sont visibles et ils seront poursuivis comme la loi le prévoit et devant les juridictions compétentes », a précisé le bourgmestre.

Pour M. Béoiundé, on a tous le droit de revendiquer mais cela doit se faire dans les règles.

« S’en prendre à l’Hôtel de ville, pis au bâtiment de l’Etat civil, saccager la quasi-totalité des archives n’est pas la bonne réponse dans la lutte contre le terrorisme », a-t-il laissé entendre.

Il a d’ailleurs qualifié cela de comportements aux antipodes du civisme, des valeurs républicaines et de l’Etat.

Pour lui, l’on doit plutôt rester lucides, dignes et surtout soudés face à l’ennemi commun qui est le terrorisme.

Pour ce qui concerne la ‘’légalité’’ de cette marche du 27 novembre dernier initiée par des Organisations de la société civile (OSC), le maire a été catégorique : elle n’était pas légale.

Il a expliqué cela par le fait qu’elle ne remplissait pas les conditions prescrites par la loi 22 de 1997 portant liberté de réunion et manifestation sur la voie publique.

« Nous n’avons pas reçu de déclaration préalable à manifester! Ils se sont présentés jeudi après-midi au service courrier avec une déclaration qui ne mentionnait pas leurs identités », a dit le maire.

« Remarque leur a été faite de compléter les pièces manquantes mais ils sont revenus plus tard avec toujours une déclaration incomplète qui a été refusée », a-t-il poursuivi.

« Quand on leur a dit qu’elle n’était toujours pas complète et aussi elle est déjà hors délai, ils se sont offusqués et proférés des injures et repartis avec leur déclaration ».

M. Béouindé a affirmé d’ailleurs que tout ceci est consigné dans un procès-verbal rédigé par un huissier de justice que ces organisateurs eux-mêmes ont engagé.

« Ils n’ont pas dit toute la vérité car ils ont publié uniquement la première page du procès-verbal ignorant la deuxième page qui contenait la mention ‘’hors délai’’ », a-t-il appuyé.

Tout le monde a le droit de manifester mais cela doit faire suite à une déclaration préalable exprimant l’intention de manifester, adressée à l’autorité, 72 heures minimum avant la date indiquée de la manifestation.

Cette déclaration selon M. Béouindé, doit comporter les identités de la structure ainsi que celles des responsables, clairement définies.

« Cette déclaration n’est pas une demande d’autorisation à manifester mais une information portée à l’autorité afin que celle-ci prenne des dispositions pour encadrer la manifestation d’assurer la quiétude pendant l’évènement », a expliqué le maire.

Toutefois, a-t-il précisé, si la manifestation présente des ‘’dangers’’ l’autorité a le droit de l’interdire.

Quant à la possibilité de rentrer en possession d’un acte civil au regard des dommages enregistrés par le service, le maire a fait observer que des dispositions ont été prises dès ce matin pour assurer la continuité du service publique.

Pour ce qui concerne la valeur des dégâts, il a avoué ne pas pouvoir donner de chiffre pour le moment car les évaluations sont toujours en cours.

Agence d’information du Burkina
 

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