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07 Nov

Tchad: indignation après la diffusion sur internet de vidéos de torture

Publié par RADIO TAN KONNON  - Catégories :  #ACTUALITE

Au Tchad, les réseaux sociaux sont saisis depuis plusieurs semaines par des vidéos particulièrement violentes. Certaines auraient été tournées dans l'extrême nord du pays, dans les provinces du Borkou, Tibesti et Ennedi, où nombre de Tchadiens se rendent pour l'orpaillage. Les associations des droits de l'homme tirent la sonnette d'alarme. Les autorités ont réagi lors d'une conférence jeudi 4 novembre à Ndjamena et disent mener des enquêtes pour authentifier les vidéos.

Un Iranien habitant Téhéran tenant son téléphone dans un café. (illustration) © AP - Vahid Salemi

Avec notre correspondante à Ndjamena, Aurélie Bazzara-Kibangula

Les images sont insoutenables. Elles montrent des hommes ligotés mains dans le dos et fouettés. D'autres sont piétinés par des bourreaux aux visages découverts. Ces vidéos de torture, de plus en plus nombreuses sur les réseaux sociaux, inquiètent Abbas Al Hassan, membre de la convention tchadienne de défense des droits de l'homme. 

« Nous avons reçu une vingtaine de vidéos montrant des personnes torturées par d'autres, explique-t-il. Certaines sont habillées en civil, d'autres en kaki. Mais on ne sait pas pour quels motifs ils sont torturés, encore moins la date et le lieu de ces tortures. Il revient toujours à l'État de chercher et d'identifier le lieu et les auteurs. »

Les associations soupçonnent des images tournées dans le nord du Tchad, en raison des paysages désertiques et des langues parlées par les bourreaux dans ces zones connues pour la pratique de l'orpaillage. Pour les autorités, aucune preuve n'est encore établie pour l'affirmer.

« Nous avons des milliers d'orpailleurs qui viennent du Soudan, du Mali, d'Afrique de l'ouest et du Tchad. Ces vidéos viennent-elles de ces zones ? Ces hommes viennent-ils à l'intérieur de nos territoires ? Nous sommes en cours d'investigation. Si cela s'est passé à l'intérieur de nos frontières, nous avons la capacité de les arrêter et de les juger », assure Souleymane Abakar Adam, le ministre de la Sécurité publique tchadien. 

Le ministre précise qu'une commission mixte est déployée depuis plusieurs semaines dans l'extrême nord du Tchad pour sécuriser la zone.

RFI

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