
2019 s’annonce une année charnière dans la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme pour le Burkina Faso, qui a essuyé de lourdes pertes en vies humaines à l’orée de l’année. 10 gendarmes tués à Toéni dans la province du Sourou, loin du théâtre habituel des terroristes, le Sahel.
L’Etat d’urgence décrété lors du dernier conseil des ministres et l’augmentation du budget alloué à la défense et à la sécurité, vont-ils stopper un tant soit peu la gangrène qui ne fait que gagner en grade, malgré la hargne des forces de défense et de sécurité ? En attendant d’y répondre, retrouvez sur cette carte interactive sur les zones couvertes par l’Etat d’urgence.
Voici les dispositions de la Constitution du 2 juin 1991, au sujet de l’état d’urgence :
Article 58 : Le président du Faso décrète, après délibération en Conseil des ministres, l’état de siège et l’état d’urgence.
Article 59 : Lorsque les institutions du Faso, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements sont menacées d’une manière grave et immédiate et/ou que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le président du Faso prend, après délibération en Conseil des ministres, après consultation officielle des présidents du Sénat, de l’Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel, les mesures exigées par ces circonstances.
Il en informe la Nation par un message. En aucun cas, il ne peut être fait appel à des forces armées étrangères pour intervenir dans un conflit intérieur. Le Parlement se réunit de plein droit et l’Assemblée nationale ne peut être dissoute pendant l’exercice des pouvoirs exceptionnels.
HFB
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