
En octobre 2014, mourrait par balles le footballeur sud-africain Senzo Meyiwa. Mais cinq ans après le drame, l’enquête semble traîner. Quitte à justifier la sortie fracassante d’une ONG visiblement impatiente.
C’est vraisemblablement le début d’une véritable passe d’armes entre la police sud-africaine et l’ONG AfriForum. Au centre de la polémique, l’affaire Senzo Meyiwa du nom du gardien de but de l‘équipe nationale de football de l’Afrique du Sud assassiné en 2014 lors d’un cambriolage qui avait mal tourné.
Pour l’ONG locale de défense des droits de l’homme, il est temps de « s’impliquer » dans l‘évolution des investigations. « AfriForum sert de contrepoids à l‘échec de l‘État et, en tant défenseur des droits de l’homme, il est de notre devoir d’empêcher l’effondrement du système de justice pénale », a déclaré Kallie Kriel, responsable d’AfriForum.
De son côté, la police dit mener l’enquête avec minutie. « La police fera le travail. Elle obtiendra l’avis du procureur afin que nous puissions aller de l’avant, pour que l’affaire ne soit pas retirée. Cette affaire est particulièrement émouvante », a répliqué Bheki Cele, ministre de la sécurité.
Et l’affaire est particulièrement émouvante, c’est ce drame d’il y a cinq ans jour pour jour. Ce dimanche 26 octobre 2014, Senzo Meyiwa décide de passer la soirée chez sa petite amie, Kelly Khumalo, une star de la chanson, en compagnie de cinq autres personnes.
Quatre matches d’affilée sans encaisser de but
John Ndinga Ngoma