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RADIO TANKONNON

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L’Iran dit s’affranchir de toute « limite sur le nombre » de ses centrifugeuses

Publié par RADIO TAN KONNON sur 5 Janvier 2020, 19:45pm

Catégories : #ACTUALITE

Se retirant de l'accord de Vienne de 2015, le gouvernement de la République islamique indique néanmoins que "la coopération de l'Iran avec l'AIEA se poursuivra comme avant"

Une photo d'archives datant de 2010 de la centrale nucléaire de Bouchehr en Iran. (Crédit : AP / Vahid Salemi)
Une photo d'archives datant de 2010 de la centrale nucléaire de Bouchehr en Iran. (Crédit : AP / Vahid Salemi)

L’Iran a annoncé dimanche ce qu’il a présenté comme la « cinquième et dernière phase » de son plan de réduction de ses engagements en matière nucléaire, affirmant qu’il ne se sentait désormais plus tenu par aucune limite « sur le nombre de ses centrifugeuses ». Il se retire ainsi de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015.

Dans un communiqué, le gouvernement de la République islamique indique néanmoins que « la coopération de l’Iran avec l’AIEA [l’Agence internationale de l’énergie atomique, qui soumet son programme nucléaire à un strict contrôle, NDLR] se poursuivra comme avant ».

La République islamique avait déjà prévu un changement dans son programme nucléaire et avait déjà pris une décision, selon le porte-parole des Affaires étrangères iranien, Abbas Moussavi. Mais « compte tenu de la situation » créée par la mort, vendredi en Irak, du général iranien Qassem Soleimani, dans une frappe américaine, « certains changements [devaient être] apportés [ce dimanche soir lors d’une réunion] à la décision prise » concernant la « cinquième étape » de ce plan de réduction des engagements nucléaires, avait-il ajouté.

Téhéran a commencé en mai à réduire ses engagements nucléaires en riposte à la sortie unilatérale un an auparavant des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien.

Les décisions relatives à la suspension par l’Iran de certains de ses engagements pris au titre de cet accord conclu à Vienne entre la République islamique et le Groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne) sont du ressort du Conseil suprême de la sécurité nationale.

Plus tôt dimanche, l’Union européenne (UE) a indiqué que le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, avait invité à Bruxelles le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif.

Le Haut représentant de l’UE pour la politique étrangère a fait part de cette invitation, sans donner de date précise, dans un communiqué détaillant l’entretien téléphonique qu’il a eu ce week-end avec M. Zarif, et dont il s’était déjà fait l’écho samedi soir dans un tweet.

MM. Borrell et Zarif avaient évoqué « l’importance de préserver l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien qui reste crucial pour la sécurité mondiale », indiquait un communiqué de l’UE.

Selon le texte, le chef de la diplomatie européenne « a confirmé qu’il était résolu à continuer à jouer pleinement son rôle de coordonnateur et à maintenir l’unité des participants restants pour appuyer l’accord et sa pleine application par toutes les parties ».

Avec cette nouvelle décision de l’Iran, l’accord de Vienne vole en éclat. Le retrait des Etats-Unis en 2018 et le rétablissement des sanctions américaines contre la République islamique, qui ont plongé l’économie iranienne dans une sévère récession, l’avaient déjà mis à mal.

Paris avait appelé samedi l’Iran à préserver l’accord malgré l’assassinat du général Soleimani.

Ce dimanche soir, le président français Emmanuel Macron a assuré son homologue américain Donald Trump de « son entière solidarité avec les alliés » et appelé l’Iran à s’abstenir « de toute mesure d’escalade militaire susceptible d’aggraver encore l’instabilité régionale ».

« Face à la montée des tensions en Irak et dans la région », Emmanuel Macron a aussi « exprimé sa préoccupation concernant les activités déstabilisatrices de la force Al-Qods sous l’autorité du Général Qassem Soleimani », tué vendredi par les Etats-Unis, et « rappelé la nécessité que l’Iran y mette maintenant un terme », selon un communiqué de l’Elysée.

Par AFP   

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