Le 14 mai dernier, l'ancien président du Gabon, Ali Bongo, a amorcé une grève de la faim pour protester contre les allégations de tortures dont plusieurs membres de sa famille seraient victimes. Accompagné de ses fils Jalil et Bilal Bongo, également en résidence surveillée, Bongo dénonce les actes barbares dont sa femme, Sylvia, et son fils, Nouredinne, auraient été les victimes.
Les avocats de la famille Bongo ont relayé des informations alarmantes concernant les sévices infligés à Nouredinne, allant de coups de fouet à des tortures électriques à l'aide d'un taser, en passant par des étranglements et des agressions avec des objets contondants tels qu'un marteau et un pied de biche. Sylvia aurait, quant à elle, subi des violences physiques, notamment des coups et des tentatives d'étranglement.
Face à ces accusations, une plainte a été déposée à Paris afin de solliciter la désignation d'un juge d'instruction chargé de mener une enquête approfondie sur ces allégations de torture. Il est à noter qu'une première plainte déposée par Sylvia Bongo en septembre dernier avait été classée sans suite, accentuant les craintes et les frustrations au sein de la famille Bongo.
Le geste de protestation d'Ali Bongo intervient dans un contexte politique déjà tendu, marqué par sa récente perte de pouvoir consécutive à un coup d'État mené par le général Brice Oligui Nguema en août 2023. Cette situation soulève des préoccupations majeures quant à l'état des droits de l'homme et à la stabilité politique au Gabon.
Cette grève de la faim, acte de désespoir et de dénonciation, met en lumière les tensions croissantes au sein du pays et souligne l'urgence d'une intervention internationale pour garantir la sécurité et le respect des droits fondamentaux de tous les citoyens gabonais.
Saidicus Leberger
Pour Radio Tankonnon