Dans la lutte contre les Mutilations Génitales Féminines (MGF) au Burkina Faso, l'engagement sans faille des autorités et des acteurs de la société civile demeure impérieux. Sous la houlette de la ministre en charge du genre et de la famille, Nandy Somé/Diallo, un appel vibrant à la vigilance et à la mobilisation des communautés a été lancé ce vendredi, soulignant l'urgence de poursuivre les efforts préventifs visant à éradiquer cette pratique dégradante et préjudiciable pour les filles et les femmes.
Dans un discours empreint de détermination et de ferme conviction, la ministre Somé/Diallo a exhorté l'ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre les MGF à demeurer vigilants et mobilisés. Elle a souligné l'importance cruciale de poursuivre les dénonciations préventives des cas d'excision, véritable fléau qui entrave le développement et l'épanouissement des filles et des femmes burkinabè.
Au cœur de cet appel résonne la volonté ardente de mettre un terme définitif à une pratique aussi néfaste que répandue. En effet, l'éradication des MGF représente un impératif moral et humanitaire, visant à garantir aux filles et aux femmes un environnement protecteur, respectueux de leurs droits fondamentaux et de leur intégrité physique.
La journée nationale de lutte contre la pratique de l'excision, célébrée chaque 18 mai au Burkina Faso, revêt une importance capitale dans la sensibilisation et la mobilisation des populations contre ce fléau. Cette année, le thème retenu, "Contribution des survivantes dans la promotion de l'élimination des MGF dans un contexte de défi sécuritaire", met en lumière le rôle crucial des survivantes et de leurs structures associatives dans la lutte contre cette pratique nocive.
La ministre Somé/Diallo a souligné l'importance de maintenir le Burkina Faso en tant que leader dans la lutte contre les MGF, malgré les défis sécuritaires et humanitaires qui persistent dans certaines régions du pays. Elle a salué les efforts inlassables des différents acteurs engagés dans cette lutte et a exprimé la reconnaissance du gouvernement envers leur dévouement et leur persévérance.
Toutefois, les défis restent immenses. Selon les données de l'Enquête Démographique et de Santé (EDS) 2021, les MGF touchent encore une proportion alarmante de femmes et de filles au Burkina Faso, avec 56% des femmes âgées de 15 à 49 ans et 9% des filles âgées de 0 à 14 ans concernées. Cette réalité dramatique souligne l'urgence d'intensifier les efforts de sensibilisation, d'information et de prévention à tous les niveaux de la société.
En conclusion, la lutte contre les MGF demeure un combat de tous les instants, un combat pour la dignité, la santé et les droits fondamentaux des filles et des femmes. L'appel lancé par la ministre Nandy Somé/Diallo résonne comme un appel à l'action collective, à la solidarité et à la détermination, afin de mettre un terme définitif à cette pratique barbare et de créer un avenir plus juste et plus équitable pour les générations futures au Burkina Faso.
Saidicus Leberger
Pour Radio Tankonnon