Vendredi 27 septembre 2024 restera gravé dans l’histoire du Burkina Faso comme un moment crucial de son essor industriel. Ce jour-là, la première promotion d’ingénieurs de l’École polytechnique de Ouagadougou (EPO), baptisée « Faso Djigui » (l’espoir du peuple), a fait son entrée officielle dans le monde professionnel, prête à répondre aux défis de développement du pays. Cette cérémonie marquante, empreinte de fierté et d’espoir, a consacré l’émergence d'une génération de jeunes ingénieurs, porteurs des rêves d’une nation résolument tournée vers l’avenir.
Une génération d’ingénieurs prête à relever les défis du Burkina Faso
Composée de 29 ingénieurs aux profils divers, cette première promotion incarne l’engagement de la jeunesse burkinabè à participer activement à la transformation socio-économique du pays. Après trois années de formation rigoureuse, ces ingénieurs, spécialisés en génie industriel, génie textile, génie informatique et génie des télécommunications, se sont solennellement engagés à devenir des acteurs incontournables du développement national.
Le porte-parole des nouveaux ingénieurs, Zoungrana Aurèle, a exprimé avec force et conviction l’ambition de cette promotion de contribuer de manière significative à l’édification d’un Burkina Faso prospère et résilient. « Nous avons le devoir de rendre à la société ce qu’elle nous a donné, et nous avons la certitude que notre génération va relever les défis qui se présenteront à elle », a-t-il déclaré, conscient des enjeux qui attendent sa génération.
Cet engagement, loin d’être une simple déclaration d’intention, reflète une véritable prise de conscience collective du rôle que ces jeunes professionnels sont appelés à jouer dans la construction d’un Burkina Faso moderne, industrialisé et autonome. À travers leurs compétences et leur savoir-faire, ces ingénieurs se positionnent en première ligne pour répondre aux besoins cruciaux de l’industrialisation, pierre angulaire de la stratégie de développement endogène du pays.
Des profils variés pour répondre aux besoins d’un Burkina Faso en transformation
La diversité des profils des ingénieurs de la promotion « Faso Djigui » constitue l’une des forces majeures de cette première vague de diplômés. Avec 9 ingénieurs en génie industriel, 8 en génie textile, 6 en génie informatique et 6 en génie des télécommunications, le Burkina Faso se dote désormais de ressources humaines qualifiées dans des secteurs stratégiques pour son développement.
Ces nouveaux diplômés représentent bien plus qu’un simple renfort technique. Ils incarnent une réponse concrète aux défis spécifiques auxquels le pays est confronté. L’industrie, le textile, l’informatique et les télécommunications sont des domaines au cœur des transformations nécessaires pour positionner le Burkina Faso comme un acteur de premier plan dans la région. Ces secteurs, indispensables pour l’indépendance économique du pays, seront désormais soutenus par des compétences locales, capables de mener des projets innovants et d’apporter des solutions adaptées aux réalités nationales.
La formation de ces ingénieurs n’est pas le fruit du hasard, mais bien d’une stratégie gouvernementale visant à mettre en place une nouvelle génération de professionnels capables de porter les ambitions du Burkina Faso. En effet, la création de l’École polytechnique de Ouagadougou en 2018 répondait déjà à la volonté des autorités de disposer de cadres techniques capables d’accompagner le pays dans son processus de transformation industrielle.
Une industrialisation au cœur du développement endogène du Burkina Faso
Lors de la cérémonie de sortie de promotion, le président de l’Assemblée législative de Transition, Dr Ousmane Bougouma, représentant le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a tenu à rappeler l’importance cruciale de cette première promotion dans la vision de développement endogène du pays. « Le développement endogène consiste à produire et à transformer au Burkina Faso pour les Burkinabè », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité de valoriser les ressources locales à travers une transformation industrielle durable.
La sortie de ces nouveaux ingénieurs marque donc une étape clé dans la mise en œuvre de cette vision. En effet, la formation de ressources humaines qualifiées constitue une condition sine qua non pour l’industrialisation du pays. « Ces ingénieurs formés sur place répondent à cette vision du Président du Faso », a affirmé Dr Bougouma, rappelant que le développement du pays ne peut se faire qu’en misant sur les compétences locales.
Cette stratégie de développement endogène s’inscrit dans un contexte mondial où les pays africains prennent de plus en plus conscience de la nécessité de réduire leur dépendance vis-à-vis des économies extérieures. Pour le Burkina Faso, cette démarche implique de produire, mais aussi de transformer sur son propre territoire, afin de créer de la valeur ajoutée et d’assurer une plus grande résilience économique.
Une école qui deviendra bientôt une université polytechnique
Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Adjima Thiombiano, la création de l’École polytechnique de Ouagadougou en 2018 répondait à cette volonté de doter le pays de cadres techniques, capables d'accompagner sa transformation. « Le Burkina Faso a désormais décidé de rentrer dans la chaîne de production, mais aussi de transformation, pour donner une valeur ajoutée à toutes nos ressources », a-t-il déclaré lors de la cérémonie.
Cette école, qui a vu naître les premiers ingénieurs burkinabè formés localement, n’en est qu’à ses balbutiements. Dans le cadre de l’initiative présidentielle pour une éducation de qualité, le gouvernement a prévu d’ériger l’École polytechnique de Ouagadougou en Université polytechnique (UPO). Ce projet ambitieux vise à donner à l’établissement les moyens nécessaires pour assurer une formation encore plus pointue, dans des conditions optimales de vie et d’études pour les futurs étudiants.
Le ministre Thiombiano a précisé que ce changement de statut permettra à l’école de se doter de plus de commodités, tant sur le plan des infrastructures que des ressources pédagogiques, afin de garantir une formation d’excellence aux ingénieurs de demain. Cette transformation en université polytechnique constituera une avancée majeure pour le Burkina Faso, en faisant de l’UPO un centre de référence en matière de formation technique et scientifique dans la sous-région.
Un avenir prometteur pour l’ingénierie burkinabè
La sortie de la première promotion d’ingénieurs de l’École polytechnique de Ouagadougou témoigne de la volonté du Burkina Faso de se doter de compétences locales pour répondre à ses besoins en matière de développement. Ces jeunes diplômés, qui constituent l’espoir de toute une nation, sont appelés à jouer un rôle central dans la transformation industrielle du pays.
Grâce à une formation de qualité, dispensée sur place, ces ingénieurs disposent des outils nécessaires pour apporter des solutions concrètes aux défis auxquels le Burkina Faso est confronté. Leur engagement à être des acteurs de développement témoigne de leur prise de conscience de l’importance de leur rôle dans la construction d’un avenir meilleur pour leur pays.
Cette première promotion incarne ainsi l’espoir d’un Burkina Faso prospère, capable de se prendre en main et de tracer sa propre voie vers le développement. L’industrialisation, au cœur de la stratégie de développement endogène du pays, repose désormais en partie sur ces jeunes ingénieurs, qui ont la lourde mais noble tâche de contribuer à l’édification d’un Burkina Faso autonome, moderne et prospère.
Alors que le Burkina Faso continue de relever les défis du développement, il peut désormais compter sur ces nouveaux diplômés pour porter les aspirations d’une nation tout entière. La promotion « Faso Djigui » porte bien son nom : elle incarne l’espoir d’un peuple résolument tourné vers l’avenir, avec la ferme conviction que le développement du pays passe avant tout par ses propres forces et ses propres talents.
Saidicus Leberger
Pour Radio Tankonnon