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RADIO TANKONNON

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🇲🇷 Banque africaine de développement : le Mauritanien élu président, une victoire de la démocratie institutionnelle en Afrique

Publié par RADIO TAN KONNON sur 29 Mai 2025, 20:45pm

Catégories : #ECONOMIE

AbidjanDans une atmosphère solennelle mais pleine d’espoir, l’Afrique a démontré, une fois de plus, qu’elle peut écrire une autre histoire que celle des ruptures brutales et des dérapages institutionnels. Ce jeudi, c’est par le truchement du vote, dans le respect des procédures établies, que le continent a désigné à la tête de la prestigieuse Banque africaine de développement (BAD) un homme, un économiste de renom, un fils de la Mauritanie. Face à trois challengers de haut niveau, chacun fort d’un profil éloquent et de soutiens divers, c’est pourtant lui qui, à la faveur d’un vote transparent, a été choisi pour conduire l’institution dans les années à venir.

Election BAD
Election BAD

Une élection sans fracas, un symbole fort

Ils étaient quatre à prétendre à la présidence de la BAD. Quatre profils, quatre visions, quatre programmes. Mais au terme d’une campagne interne marquée par la rigueur des propositions et la richesse des débats, les gouverneurs représentant les 81 pays membres — 54 africains et 27 non africains — ont tranché dans l’urne. Pas dans la rue, ni dans les salons obscurs des tractations opaques, mais dans la clarté d’un processus démocratique.

L’élection s’est tenue à huis clos, dans le cadre strict des statuts de la Banque, sous la supervision d’observateurs internationaux. Chacun des candidats a été crédité de son score, dans une transparence saluée par toutes les parties. À la fin, c’est le candidat mauritanien qui s’est imposé, incarnant une Afrique intellectuelle, technique, et profondément engagée pour son développement.

Un héritage à saluer, un avenir à bâtir

Le président sortant, dont le nom est désormais inscrit dans l’histoire moderne du développement du continent, a été salué avec dignité pour son bilan. Sous son mandat, la BAD a maintenu une solide notation financière, accru ses investissements dans les infrastructures, l’agriculture, les énergies renouvelables, et renforcé sa crédibilité sur les marchés internationaux. Il aura aussi été le défenseur d’une Afrique résiliente face aux pandémies et aux chocs climatiques.

Mais les défis restent nombreux, et c’est dans ce contexte de mutation rapide que le nouveau président entre en scène. Redynamisation de la croissance post-Covid, gestion soutenable des dettes souveraines, adaptation au changement climatique, industrialisation inclusive, emploi des jeunes, et transformation numérique figurent parmi les urgences. La BAD n’est pas une banque ordinaire ; elle est l’épine dorsale du financement du développement du continent. Le leadership qui s’y exerce doit donc conjuguer technicité, vision politique et intégrité.

Sidi Ould Tah
Sidi Ould Tah

Un Mauritanien à la tête de l’Afrique des projets

Son élection est aussi un symbole d’équilibre géopolitique. Trop souvent, les grandes institutions continentales sont perçues comme l’apanage de quelques nations phares. Cette victoire mauritanienne traduit la reconnaissance de la compétence au-delà des poids diplomatiques habituels. Elle rappelle que toute nation africaine, aussi modeste soit-elle en surface ou en population, peut prétendre aux sommets de la gouvernance continentale, si elle avance des profils compétents et crédibles.

Le nouveau président est un économiste chevronné, formé dans les meilleures écoles, passé par plusieurs institutions internationales et connu pour sa capacité d’analyse fine des défis structurels africains. À la tête de la BAD, il devra jongler entre attentes sociales pressantes, exigences financières rigoureuses et équilibres géopolitiques subtils. Mais son parcours laisse présager d’une gouvernance apaisée, stratégique et tournée vers l’impact.

Une leçon de démocratie continentale

Plus encore que le nom du vainqueur, c’est la manière qui impressionne. Aucune contestation, aucune effusion de colère, aucun recours à la force. Pas de colonnes de blindés, pas de silhouettes encagoulées revendiquant le pouvoir, pas de discours martiaux. Seulement des bulletins de vote, des règles précises, des institutions solides. Voilà une Afrique qui refuse la brutalité pour préférer la maturité. Une Afrique qui débat, qui arbitre, qui choisit.

Ce scrutin illustre la force des institutions africaines quand elles sont respectées. Il rappelle que les règles du jeu démocratique ne sont pas incompatibles avec les traditions africaines de délibération et de consensus. Il offre un contre-récit puissant à ceux qui, ailleurs sur le continent, prennent le pouvoir à la pointe du fusil ou gouvernent en piétinant les constitutions.

Une victoire pour l’Afrique du mérite

En désignant ce Mauritanien à la tête de la BAD, les gouverneurs ont envoyé un message limpide : le mérite doit primer. Le continent n’est pas condamné aux vieux clivages linguistiques, régionaux ou coloniaux. Il peut s’unir autour d’une ambition commune : celle d’un développement souverain, inclusif, durable, au service des populations.

La Banque africaine de développement est l’instrument de cette ambition. Elle doit être entre des mains sûres, lucides, compétentes. À travers cette élection, elle l’est désormais.

Cap sur l’avenir

Le mandat du nouveau président commence dès demain, mais les attentes sont déjà là. Des millions d’Africains aspirent à une amélioration tangible de leurs conditions de vie. Des États attendent des financements innovants, des infrastructures durables, des politiques intelligentes. Des partenaires internationaux scrutent la BAD pour juger de la stabilité du continent.

À ce croisement, le nouveau président devra être à la fois architecte et bâtisseur, stratège et homme d’écoute. Il lui faudra, avec ses équipes, continuer de faire de la BAD un pilier crédible de la transformation du continent.

Mais une chose est sûre : il démarre son mandat dans la légitimité, dans la paix, dans l’espérance. Et cela, en soi, est déjà une victoire pour toute l’Afrique.

Oui, voici une Afrique qui avance. Qui choisit. Qui vote.
Une Afrique de la compétence, de la dignité, et de l’avenir.

Saidicus Leberger

Pour Radio Tankonnon 

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