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RADIO TANKONNON

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Législatives 2025 à Yamoussoukro : la CEI appelle à un scrutin apaisé face aux défis sécuritaires

Publié par RADIO TAN KONNON sur 26 Décembre 2025, 11:57am

Catégories : #ACTUALITE

À quelques jours des élections législatives prévues le samedi 27 décembre 2025, la Commission électorale indépendante (CEI) intensifie ses actions de prévention en faveur d’un processus électoral inclusif, transparent et sans violence. C’est dans cette dynamique que Doumbia Soumaila, superviseur de la CEI dans la région de Yamoussoukro, a échangé, le mardi 23 décembre 2025, avec les différents candidats engagés dans la course aux législatives.

 

Cette rencontre, tenue dans un climat de dialogue et de franchise, visait avant tout à désamorcer les tensions, rassurer les acteurs politiques et réaffirmer l’engagement de l’institution électorale à garantir un scrutin crédible, dans un contexte marqué par des menaces sécuritaires persistantes.

 

Un cadre d’échanges pour prévenir les violences électorales

 

Selon le superviseur régional de la CEI, cette séance de concertation s’inscrivait dans une démarche proactive de l’institution, soucieuse d’impliquer l’ensemble des parties prenantes dans la réussite du processus électoral.

 

« Cette rencontre est un cadre d’écoute et de sensibilisation. La CEI reste fermement engagée à organiser des élections transparentes, inclusives et apaisées », a déclaré Doumbia Soumaila.

 

Il a insisté sur la nécessité, pour les candidats et leurs partisans, de privilégier le dialogue, la retenue et le respect des règles électorales, afin d’éviter toute escalade susceptible de troubler l’ordre public.

 

Le regroupement des bureaux de vote au cœur des préoccupations

Parmi les sujets majeurs abordés lors des échanges figurait la question du regroupement de certains bureaux de vote, une décision qui suscite des inquiétudes chez plusieurs candidats. Ces derniers ont exprimé leurs craintes quant à l’éloignement de certains centres de vote, susceptible de constituer un obstacle à la participation électorale des populations.

 

Face à ces préoccupations, le superviseur de la CEI a tenu à apporter des éclaircissements, soulignant que cette mesure répond avant tout à des impératifs sécuritaires, issus de l’expérience récente de l’élection présidentielle.

 

« Lors de la dernière présidentielle, des individus ont perpétré des actes de violence graves, allant jusqu’à incendier deux sièges de la CEI dans la région. Ces auteurs ne sont pas encore identifiés ni interpellés. Rien ne garantit qu’ils ne récidiveront pas », a-t-il averti.

 

Pour la CEI, le regroupement de certains bureaux de vote vise donc à renforcer la sécurité des électeurs, du personnel électoral et du matériel de vote, tout en facilitant le déploiement des forces de l’ordre.

Des menaces persistantes et des appels à la subversion

 

Au-delà des défis logistiques, le superviseur a attiré l’attention des participants sur la circulation de tracts appelant à l’insurrection et au boycott des élections dans la ville de Yamoussoukro. Ces messages, selon lui, seraient attribués à un individu se faisant appeler « Commandant flèche », dont les intentions restent préoccupantes.

 

« Dans un tel contexte, la prudence s’impose. Nous appelons tous les acteurs à faire preuve de responsabilité et à ne pas céder aux discours de haine ou de manipulation », a martelé Doumbia Soumaila.

Ces révélations ont renforcé la nécessité d’un engagement collectif pour préserver la stabilité et éviter toute instrumentalisation du processus électoral.

 

L’appel à la responsabilité du préfet de région

 

Présent à cette rencontre initiée par l’administration électorale, le préfet de région de Yamoussoukro, Coulibaly Gando, a salué l’initiative de la CEI et souligné l’importance d’un dialogue permanent entre les acteurs politiques.

 

Dans son intervention, il a rappelé que les élections constituent un moment fondamental de la vie démocratique et que leur réussite repose sur la responsabilité partagée de tous.

 

« Le dialogue reste la meilleure voie pour résoudre les préoccupations. J’invite les candidats, les chefs traditionnels ainsi que les populations de Yamoussoukro et d’Attiégouakro à œuvrer ensemble pour la préservation de la paix sociale », a-t-il exhorté.

 

Le préfet a également insisté sur le rôle crucial des autorités coutumières et des leaders communautaires dans la sensibilisation des populations et la prévention des violences.

 

Un enjeu majeur pour la démocratie locale

 

À l’approche du scrutin du 27 décembre, cette rencontre apparaît comme une étape déterminante dans la consolidation d’un climat électoral apaisé à Yamoussoukro. Elle témoigne de la volonté des autorités administratives et électorales de tirer les leçons du passé, tout en anticipant les risques afin de garantir la sécurité et la crédibilité du vote.

Alors que les regards sont tournés vers les urnes, la CEI, les autorités locales et les acteurs politiques semblent conscients d’une réalité essentielle : la paix demeure la condition première de toute élection démocratique réussie.

 

Saidicus Leberger

Pour Radio Tankonnon 

 

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